On trouvera ci-dessous le début d’une «aide à la lecture » du Capital de Karl Marx (annoncée en préambule de mon travail sur La portée du Capital). Cette grande œuvre donne, d’une part, un tableau vivant de l’Angleterre industrielle du XIX° siècle, mais, d’autre part, en réussissant à dégager les catégories abstraites fondamentales de la société capitaliste et leur articulation, grâce à l’utilisation magistrale des procédures intellectuelles élaborées par la tradition philosophique européenne d’Aristote à Hegel, elle donne aussi une épure extraordinaire des rapports sociaux qui triomphent mondialement aujourd’hui, de leurs contradictions, de leurs terribles dangers, et des forces susceptibles de les transformer.
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Cette portée est plus actuelle aujourd’hui que lorsqu’il fut écrit, ce qui est assez exceptionnel et s’explique doublement. En premier lieu, le capital, sujet de Marx, est une épure : il a dégagé des tendances fondamentales qui, au XIX° siècle, étaient en réalité loin encore de déterminer le devenir de toute l’humanité et de la planète, or cela est le cas aujourd’hui. D’autre part, Marx est le dernier grand philosophe classique d’une tradition qui commence avec Socrate, Platon et Aristote. Cette affirmation surprendra sans doute les anti marxistes comme les marxistes « ordinaires », mais pas ceux qui se sont réellement plongés dans cette œuvre. Celle-ci occupe, on peut le dire précisément maintenant, une place charnière dans l’histoire de la pensée et donc dans l’histoire elle-même. Ici
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